
Aller de l’avant en diminuant les lipides
En continuant de me renseigner sur les lipides, je suis arrivé à un résumé tout à fait pratique donné par le HUG sur la consommation de lipides. La première chose que je réalise, c’est que je m’étais arrêté aux graisses saturées, alors que je pouvais aller plus loin en m’attardant sur les acides gras trans. Ces graisses sont notamment présentes dans la nourriture ultra-transformée, la margarine, les chips et les aliments frits. Leur particularité est qu’ils ne sont ni nécessaires ni bénéfiques pour la santé, contrairement aux autres lipides. Ils sont donc inutiles. En consommer régulièrement est facteur de risque pour la santé, notamment en lien avec des maladies cardiovasculaires, et selon le HUG, il est même préférable de les éviter tout simplement. Je m’abstiendrai donc d’en ingurgiter à l’avenir. Fini les chips, les fast-foods, et comme déjà dit précédemment, la nourriture ultra-transformée. Il ne s’agit plus juste de ne manger que du fait maison ou de diminuer le sel, le gras et le sucre, mais bien de couper un élément de mon alimentation ni nécessaire, ni bénéfique.
Concernant les graisses saturées, il y a certaines choses que j’aimerais aussi arrêter. La charcuterie en pôle position. En plus des graisses saturées, elle contient généralement trop de sel, trop de nitrites et potentiellement de produits de glycation avancée. De manière générale, il y a aussi certaines graisses qui ne sont pas nécessaires et à éviter selon le HUG : les graisses de coco, de palme et d’arachide. En me focalisant sur les laitages, je m’arrêtais sur le plus gros de mon apport lipidique. Mais, la démarche n’était pas complète si je n’allais pas un peu plus loin. Ainsi, mon apport en graisse se limitera aux seules huiles d’olive et de colza, aux poissons gras de temps en temps, ainsi qu’aux œufs. Les avocats et les oléagineux viendront ponctuellement compléter cet apport, ainsi que le beurre que je continuerai d’utiliser pour la tresse du brunch dominical avec les enfants.
La question des saveurs
Dans mon entourage, il est encore et toujours question de l’absence de saveur, à longueur de discussions. Plusieurs personnes me demandent pourquoi je me prive d’une large palette de goûts. Outre que le bénéfice surpasse à mes yeux la soi-disant diminution de la palette des goûts, adopter une alimentation plus saine ne signifie pourtant pas renoncer au plaisir de manger, mais plutôt redécouvrir les saveurs originelles des aliments. En éliminant les excès de sucre, de sel, de graisses et d’additifs, le palais s’ajuste progressivement, devenant plus réceptif aux goûts subtils des ingrédients simples et de qualité. J’ignore si je me fais une idée, mais j’ai l’impression que depuis que j’ai ôté le sucre de mon quotidien et que je ne bois plus d’alcool, je ressens certains goûts, notamment l’aspect sucré des fruits, plus intensément. Les herbes, les épices, les acides naturels (comme le citron ou le vinaigre) et les techniques de cuisson variées permettent de rehausser les goûts des plats que je cuisine. Les graisses de qualité comme l’huile d’olive ou les avocats permettent de donner du goût également.
Le plaisir ne vient pas uniquement du goût, mais également de l’expérience globale : cuisiner devient une activité gratifiante, manger en habitant l’instant amplifie la satisfaction, et une alimentation équilibrée améliore le bien-être général. En se concentrant sur des aliments frais et non transformés, on apprend à savourer chaque bouchée, tout en prenant soin de sa santé. Ainsi, cette démarche n’est pas une restriction, mais une redécouverte des plaisirs authentiques de la table, dénués d’artifices. C’est le pronostic que je fais pour la suite. Enfin, il ne tient qu’à moi de plus utiliser certains ingrédients comme, en vrac, les agrumes, la grenade, les pommes et les poires, les fruits secs et les oléagineux, les olives, les herbes aromatiques fraîches de saison, du piment et d’autres épices.
Plus de restrictions pour plus de libertés
J’ai aussi découvert que plus je me restreins dans mes choix alimentaires, plus je me sens libre. En décidant de m’abstenir de sucre et d’alcool dans mon quotidien, j’ai réalisé que ces restrictions volontaires ne m’enfermaient pas : elles m’offraient au contraire une forme de libération. Je ne suis plus esclave des envies impulsives ni des habitudes que je subissais auparavant. Cette discipline m’a permis de retrouver le contrôle sur ce que je consomme et, par extension, sur la façon dont je vis. C’est un autre aspect que j’aborderai, mais je réalise aussi qu’à mesure que je cadre mon alimentation, je cadre mieux ma vie de manière générale.
Cette approche ne se résume donc pas à une simple privation. En réservant certains plaisirs pour des occasions spéciales, j’ai découvert qu’ils prenaient une nouvelle saveur, bien plus intense. Ce que l’on consomme rarement devient précieux. Une pâtisserie dégustée lors d’une célébration ou un verre de vin partagé entre amis n’ont rien d’ordinaire : ils s’inscrivent dans un moment unique, et c’est cette rareté qui en amplifie le plaisir. En limitant leur présence dans mon quotidien, je les savoure pleinement lorsque l’occasion se présente, sans culpabilité ni excès. Les candidats d’une émission comme Koh-Lanta illustrent parfaitement à quel point la privation peut amplifier le plaisir de manger. Après plusieurs jours à survivre avec des repas frugaux et répétitifs, ils redécouvrent des saveurs et des textures souvent banalisées dans leur vie quotidienne. Une simple assiette de riz, un fruit juteux ou un morceau de viande devient une véritable fête. J’en ai pris pleinement conscience ce weekend. Alors que je participais au dîner de Noël d’un des EMS où je travaille, j’ai consenti à manger une petite part de bûche pour le dessert. Outre le fait que le goût et le plaisir me semblaient décuplés, le sentiment de liberté ressenti était, lui aussi, assez intense.
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