Journal de bord – Carême 2026 #49

Nous y sommes : demain c’est le jour de la rupture de Carême et jour de premier bilan de ces deux derniers mois.

Pour l’occasion, Philippe nous a invité pour le brunch. Je frétille d’impatience de reboire ma première tasse de café, bien que Davide m’a expliqué que sa reprise fut digestivement compliqué : « Ce matin j’ai bu la moitié d’une demi tasse de café. Mal au bide et la tête qui tourne direct. Ciao ciao café« .

Je sais que la tentation sera grande de manger comme avant Carême et me goinfrer de sucre, de jus de fruits. Mais comme je l’ai déjà dit, je n’ai vraiment pas envie de reprendre les produits sucrés et sucrant. Cela ne me manque pas dans l’absolu. Du coup, il faut nuancer le terme de rupture : je ne romps pas vraiment Carême, puisqu’à certains égards, je vais le prolonger à l’année.

A l’issu de cette période, je me sens vraiment mieux. Les comportement compulsif alimentaires ne font plus partie de mon quotidien. Demain, le brunch ne sera donc pas un retour à “avant”. Il ne prendra pas la forme d’une récompense après privation, ni d’un relâchement attendu. Il s’inscrit dans la continuité de ce qui s’est ouvert ces dernières semaines. Un autre terrain, une autre configuration, mais avec le même regard.

Par contre, le cadre change : table garnie, abondance, propositions multiples, sucre partout, jus, viennoiseries, habitudes sociales qui invitent à se resservir, à goûter, à céder sans même y penser. Tout cela sera là. Après 50 jours d’alimentation sobre et mesurée. Mais ce qui m’intéresse désormais ne se situe plus dans l’objet proposé. Ce qui m’intéresse, c’est ce qui se passe en moi face à cela.

Ce brunch devient un nouveau round d’observation. Mais ceci est une autre histoire.

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