Le péché originel

J’ai décidé, à la suite de deux chroniques récentes (Dignity et Jésus l’homme de paille) où je parle de la manière qu’ont certains de considérer qu’on ne peut littéralement rien faire sans Dieu, d’explorer les racines de certaines croyances pour comprendre d’où elles viennent, et d’essayer de réfléchir à la manière dont elles peuvent être pertinentes ou non aujourd’hui. Ce billet est la suite d’une réflexion à la lecture du Traité de la liberté chrétienne de Martin Luther.
Je note que je parle ici du péché originel en lien avec les billets cités ci-dessus, mais que cette réflexion ne s’arrête pas que dans une perspective évangélique. C’est la doctrine en elle-même que je critique, quelle que soit la confession dans laquelle elle s’inscrit, mais par le prisme de mon expérience personnelle.

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Le péché originel en quelques mots

Cette idée que l’on ne peut rien faire sans Dieu prend au moins en partie racine dans l’une des pires doctrines de la religion chrétienne à mes yeux : le péché originel. Cette doctrine suppose que l’être humain est ontologiquement pécheur dès sa naissance. Que sa nature même est corrompue, en vertu d’une hérédité qui remonterait à Adam et Ève, premiers humains créés par Dieu dans la Bible. Leur désobéissance aurait irrémédiablement condamné l’humanité de tous les âges. Le concept de « péché originel » ne figure pas dans la Bible. D’ailleurs, c’est une doctrine spécifique au christianisme occidental : ni les juifs, ni le christianisme orthodoxe ne vivent sous une telle condamnation essentialisante. Pendant presque 400 ans, le christianisme s’en est passé, puisque c’est Augustin d’Hippone qui le premier le nomme dans ses confessions. Il a qualifié le péché « d’originel », pour mettre en avant sa transmission à tous les humains. Certains pères de l’église antérieurs parlaient de « vice des origines » ou « d’imperfection », mais pas encore de péché originel.

La doctrine est confirmée au concile de Carthage en 418. Elle est une réponse institutionnelle à la doctrine de Pélage, qui fut combattue par Augustin. Le pélagianisme affirme que l’être humain peut chercher Dieu dans et hors de lui, sans l’intervention du Saint-Esprit, et donc que le salut est obtenu par l’effort de l’homme. Ce dernier est donc capable de choisir le bien. Dans une autre doctrine, le semi-pélagianisme, qui se voulait postérieure et plus « modérée », l’homme ne jouissait pas d’une telle capacité. En revanche, il pouvait coopérer avec Dieu pour acquérir son salut. Évidemment, ces deux doctrines furent élevées au rang d’hérésie.

Alors que j’étais encore un jeune chrétien naïf, je pensais initialement que la Réforme avait pris un pli théologique éloignant la pensée d’une telle doctrine. C’est en fait tout l’inverse. Si l’Église médiévale ne soutenait pas que la grâce n’était pas nécessaire, il régnait tout de même un certain optimisme quant à la nature humaine. Celle-ci, dans une perspective thomiste, était considérée comme imparfaite, et donc comme perfectible. Ainsi, l’image de Dieu en l’humain n’était pas complètement détruite : il restait à l’être humain son libre-arbitre qui lui permettait, avec l’aide de la grâce, de se tourner vers le divin et d’être acteur de son salut. Mais à la Réforme, Luther, pour affirmer son principe de « Sola Fide » (le salut par la foi seule sans le concours des œuvres), doit donc également affirmer que la rupture avec le divin n’est pas partielle, mais totale, combat l’idée de libre-arbitre d’Erasme par celle du serf-arbitre qui affirme que la volonté humaine est déterminée par une dépendance totale à une entité externe à l’individu. Luther rompt avec la scolastique pour renouer de manière radicale avec la conception augustinienne du péché : afin d’affirmer ses principes réformateurs, l’homme doit être considéré comme pécheur par nature et donc dépendant de Dieu. Il ne peut arriver à la connaissance de Dieu qu’en désespérant de lui-même, se tournant ainsi vers le divin qui, par la grâce seule, sauve.

Une doctrine à l’épreuve du réel

Cela fait longtemps que je peine avec ce concept de péché originel, mais c’est en 2014 que ce doute est devenu très concret pour moi. 2014, c’est l’année de la naissance de mon premier enfant. Dans la onzième heure d’un jour d’octobre, je me suis retrouvé père, avec un bébé nouveau-né dans mes bras. À l’époque, je fréquentais l’Armée du Salut, institution dans laquelle l’anthropologie condamne l’être humain, dans la lignée de St-Augustin et de Luther, à un statut de pécheur par nature. Le péché originel était alors un des fondements sur lesquels reposait toute ma structure religieuse. Cette doctrine fut rudement mise à l’épreuve par ma fille : impossible pour moi d’admettre que ce bébé, tout juste sorti du ventre de sa mère, encore presque vierge de ce monde, totalement innocent, puisse être coupable. Impossible pour moi d’essentialiser ma fille à un statut de pécheresse en vertu de sa condition d’humaine. Je dois même confesser que je pense que c’est ne pas donner toutes ses chances à son enfant de se développer que de l’affubler de cette ontologie et d’une telle culpabilité dès sa naissance. Je me pose réellement cette question : quel parent, aimant son enfant nouveau-né de tout son cœur, peut décemment en lui-même se dire que celui-ci est pécheur et condamné ? Toutes mes croyances de l’époque furent ébranlées. La lecture littérale que l’institution salutiste, et plus largement évangélique, me promouvait alors m’est apparue comme largement incapable de résister au réel et à une vision optimiste de l’être humain. Il me fallut alors l’abandonner. Je note que cette manière de lire les textes n’est pas neuve. Jusqu’au 18ᵉ siècle, les récits de la Genèse ont été considérés comme des récits historiques, et donc dont on ne remettait pas en question l’objectivité.

Cette expérience de la naissance de mon premier enfant (et bien d’autres) a ouvert la voie à une nouvelle lecture des textes biblique : ils ne décrivent pas des réalités historiques qui se seraient littéralement produites, des évènements objectifs que l’on pourrait replacer dans la trame de l’histoire humaine. Ils décrivent bien plutôt une vérité humaine, inhérente à chaque individu. Une lecture mythique, existentielle en somme. En l’occurrence, le récit de la Genèse ne m’apparut donc plus comme une condamnation à une essence de pécheur, comme le fait qu’objectivement chaque être humain était corrompu héréditairement par la chute du premier homme, le condamnant irrémédiablement à l’enfer par principe jusqu’à une éventuelle conversion à Jésus. Ce qui en plus, ne correspond pas à l’idée que je me fais de la justice : à quel moment est-il juste de condamner un enfant pour les méfaits de son père ? C’en était fini de cette foi. Je considérais alors nouvellement le texte comme l’expression d’une réalité tangible propre à chaque être humain : en l’occurrence, la responsabilité et la capacité à faire des choix. Puis, détricotant le fil du catéchisme que l’on m’avait inculqué sans aucunement ni le remettre en question, ni mentionner de grilles de lectures alternatives, cela m’a renvoyé au verset de Paul que l’on a souvent utilisé pour me convaincre de l’essentialisation de l’être humain en pécheur : « tous ont péché ». Je réalisai alors que le verset dit que tous « ont » péché, et non pas que tous « sont » pécheurs. Je réalisai à quel point la construction littérale était fragile et reposait sur un raisonnement circulaire : la Bible dit une vérité objective, et on peut lui faire confiance parce que la Bible le dit.

Ce changement de perspective m’a ouvert des horizons insoupçonnés. Si la Bible ne cherche pas nécessairement à nous imposer une vision dogmatique et historique des origines humaines, mais plutôt à exprimer une vérité existentielle et symbolique, alors le récit de la Genèse n’est plus un acte d’accusation universel contre l’humanité, mais une invitation à la réflexion sur ma condition. Loin de signifier que nous sommes irrémédiablement mauvais par nature, ce mythe éclaire plutôt la complexité de notre existence : nous sommes des êtres capables de discernement, confrontés à des choix, parfois vertueux, parfois destructeurs. Il met en scène notre ambivalence, notre liberté, et surtout notre responsabilité. Ce qui est frappant dans le récit de la chute (qu’il faudrait d’ailleurs arrêter d’appeler ainsi), ce n’est pas tant l’acte de désobéissance d’Adam et Ève que la prise de conscience qui en découle. Ils découvrent leur vulnérabilité, leur nudité, leur séparation dans la relation. N’est-ce pas là une représentation poétique de l’entrée dans l’âge adulte, du passage de l’innocence à la lucidité ? C’est peut-être là que réside le vrai enjeu de ce récit. Plutôt que de nous enfermer dans une nature déchue, il met en lumière ce que signifie être humain : être libre et capable de choix. Si nous naissons dans un monde où le mal existe, cela ne signifie pas pour autant que nous soyons maudits dès le premier souffle. Nous héritons d’un monde marqué par l’histoire, par les erreurs de ceux qui nous ont précédés, mais nous avons toujours la possibilité d’écrire notre propre trajectoire.

Cette lecture renouvelée du péché originel a profondément transformé ma manière d’envisager la foi. Elle ne repose plus sur un postulat de culpabilité, mais sur un appel à la responsabilité. Si l’on ne peut plus considérer le salut comme une réparation d’un état déchu hérité de nos ancêtres, alors il devient une quête de sens, une invitation à grandir, à choisir la vie, à apprendre à aimer mieux. En ce sens, il me semble que le christianisme gagnerait à se détacher d’une vision trop littérale et culpabilisante du péché originel. Car en fin de compte, ce que nous dit la Genèse, ce n’est pas que nous sommes irrécupérables, mais que nous sommes appelés à nous élever.

Les 4 points

Dans son amour de la création de méthodes pour évangéliser le monde, le milieu évangélique a accouché des « 4 points » : « Dieu m’aime », « je vis séparé de Dieu », « Jésus a tout donné pour moi », « je décide de suivre Jésus ? ». C’est avec cette méthode que l’on m’a amené à la foi à l’époque où je n’étais encore que moniteur dans un camp où l’on enseignait ces quatre préceptes à de jeunes enfants. Le deuxième point s’intitulait à l’époque non pas « je vis séparé de Dieu », mais « j’ai péché ». La formulation a été changée, car le mot péché n’est pas très vendeur, mais l’idée reste la même. Sur le site des 4 points, celui-ci est décrit comme suit : « nous les humains, nous ne voyons pas l’amour de Dieu. Nous cherchons un sens et des résultats pour notre vie, mais nous ne cherchons pas Dieu. Nous n’avons pas confiance en lui et ne prenons pas au sérieux les limites qu’Il nous fixe. La Bible appelle cela : le péché. Celui-ci nous sépare de Dieu et influence négativement les relations entre les humains ; il nous sépare de la vie telle que Dieu l’a prévue pour nous.« 

L’affirmation que « nous les humains » serions séparés de Dieu par nature, incapables de le chercher et aveuglés au point de ne pas voir son amour, est une vision profondément réductrice et aliénante de la condition humaine. Elle repose sur une anthropologie pessimiste, héritée du dogme du péché originel, qui essentialise l’être humain en le définissant avant tout par sa chute, plutôt que par sa capacité à grandir, comprendre et aimer. Cette rhétorique culpabilisante, en plus d’être moralement problématique, est intellectuellement fragile : elle repose sur un raisonnement circulaire où l’on postule d’abord que l’homme est corrompu pour ensuite prouver qu’il a besoin d’être sauvé. Mais, surtout, elle enferme dans une vision infantilisante du divin : Dieu y apparaît non comme une présence qui accompagne la liberté humaine, mais comme un sauveur imposé à des êtres considérés comme intrinsèquement perdus. Une telle vision, loin de libérer, maintient sous dépendance et peur, plutôt que d’inviter à une foi adulte et consciente.

L’essentialisation comme construction de soi

Cette idée d’aliénation, Albert Jacquard en parle comme d’une prophétie auto-réalisatrice. Lorsqu’on lui parle d’intelligence et lorsqu’on lui avance qu’un bon QI réussit en général mieux qu’un mauvais QI, il « s’emporte » : « Si je dis à une fille qu’elle est laide, je lui répète tous les jours qu’elle est laide, elle a beau être jolie, elle finira par se croire laide. » Il continue : « Il est criminel de dire à un enfant, tu n’es pas doué et par conséquent, tu vas rater« . On ne vérifie pas qu’un bon QI réussit mieux, on le provoque. En disant à un enfant qu’il a de la douance, en ne disant rien à son voisin, on lui laisse entendre que lui n’en a pas. Il conclut : « l’intelligence n’est pas quelque chose que l’on reçoit, mais quelque chose que l’on construit« . Si on ne parle plus aujourd’hui de « douance » et que les termes utilisés par Albert Jacquard sont un peu désuets, le fond de son propos reste pertinent. De la même manière, si l’on répète à un individu, et ce, dès son plus jeune âge, qu’il est intrinsèquement et par nature pécheur, il va se construire avec cette idée et avec toutes les conséquences que cela engendre.

Cette imprégnation précoce d’une identité pécheresse façonne non seulement l’image que l’individu a de lui-même, mais aussi sa manière d’interagir avec le monde, avec les autres et avec Dieu. Grandir avec l’idée que l’on est fondamentalement mauvais ou séparé du divin induit un rapport biaisé à la morale et à la spiritualité : plutôt que de se voir comme un être en devenir, capable d’apprentissage et de transformation, on risque de se percevoir comme un être brisé qui ne peut qu’attendre une rédemption extérieure. Ce conditionnement influence profondément l’estime de soi, pouvant mener à une posture de culpabilité chronique ou, à l’inverse, à une résignation face à ses propres choix, puisque l’effort personnel serait insuffisant sans une intervention divine. Ainsi, en instillant dès l’enfance une telle vision de l’humanité, on ne décrit pas une réalité objective, on la construit – et avec elle, un rapport au monde marqué par la soumission, la peur de mal faire, voire l’incapacité à se penser comme acteur de son propre cheminement spirituel et moral.

On peut sans peine voir les ravages qu’une telle doctrine a provoqués : elle a engendré des générations d’individus hantés par un sentiment de culpabilité écrasant, convaincus d’être indignes d’amour et de grâce sans condition. Cette vision a nourri des dynamiques de soumission aux institutions religieuses, justifiant des abus spirituels où l’on impose la honte et la culpabilité comme levier de contrôle. Elle a brisé l’élan naturel vers l’épanouissement en remplaçant la confiance en soi par la crainte du péché, et parfois même par un fatalisme destructeur. Nombreux sont ceux qui, enfermés dans cette perception d’eux-mêmes, ont développé une peur maladive de l’erreur, une difficulté à s’aimer, ou encore une tendance à la passivité face aux injustices du monde, persuadés que tout ne peut venir que d’un salut extérieur. Plus subtilement, cette doctrine a aussi façonné une vision pessimiste de l’humanité, où l’homme, intrinsèquement mauvais, ne peut être digne de confiance ni véritablement porteur de bien. Une telle conception, loin d’inspirer l’amour et la responsabilité, a souvent servi à justifier l’autoritarisme, l’autodépréciation ainsi que la dépréciation de l’autre et la méfiance envers la liberté individuelle.

Conclusion

La doctrine du péché originel ne se contente pas de poser un diagnostic sombre sur la nature humaine : elle établit une hiérarchie invisible, mais structurante entre ceux qui agissent avec Dieu et ceux qui agissent sans Lui. Dès lors que l’on postule que l’être humain est irrémédiablement corrompu, toute démarche qui ne trouve pas sa source dans la foi chrétienne est reléguée à une moindre valeur. C’est ce que l’on retrouve dans de nombreuses constructions théologiques, où le bien n’est pas seulement une question d’actes, mais d’intention et d’ancrage spirituel. Ce qui est fait en Dieu serait pur ; ce qui est fait hors de Dieu ne serait qu’un simulacre, voire une illusion d’autojustification. C’est cette même logique qui est à l’œuvre dans Dignity, où l’on insinue que seule une restauration avec Dieu peut être véritablement réparatrice, ou dans Jésus l’homme de paille, où l’humanisme est caricaturé comme une tentative vaine de « faire le bien par ses propres forces ». Dans ces discours, le monde se divise entre ceux qui reconnaissent leur dépendance totale envers Dieu et ceux qui, dans une forme d’orgueil ou d’aveuglement, prétendraient avancer sans Lui. Or, cette vision n’est pas neutre : elle ne fait pas que valoriser la foi, elle dévalue tout ce qui existe en dehors d’elle.

Le péché originel est ainsi l’outil parfait pour créer une dette existentielle : en nous présentant comme pécheurs dès la naissance, il nous rend dépendants d’un salut extérieur et nous place dans une posture d’infériorité structurelle. Il ne s’agit pas simplement de dire que nous avons besoin de Dieu : il s’agit d’ancrer en nous l’idée que sans Lui, rien de ce que nous faisons ne peut être pleinement juste ou valide. Que sans lui, rien ne vaut vraiment la peine. Cette logique n’a rien d’anodin. Elle permet aux institutions religieuses de se positionner en intermédiaires indispensables, garants du vrai sens, du vrai bien, du vrai salut. Elle justifie aussi les discours où la foi est présentée non comme un choix libre, mais comme une nécessité absolue, sous peine d’être dans l’erreur.

Pourtant, si nous dépassons cette hiérarchie imposée, une autre lecture du récit d’Adam et Ève apparaît : non plus celle d’une faute fondatrice, mais celle d’une prise de conscience. Loin de condamner l’humanité à une dépendance perpétuelle, ce mythe peut nous rappeler notre liberté et notre responsabilité. Il ne s’agit pas de nier les erreurs humaines, mais de refuser qu’elles soient essentialisées. L’être humain n’est pas défini par une faute originelle, mais par sa capacité à choisir, à apprendre, à aimer – et cela, indépendamment de son ancrage religieux. Plutôt que de hiérarchiser les actes en fonction de leur lien avec Dieu, il semble plus juste de les évaluer selon leurs conséquences concrètes sur le monde et les autres. Car le bien ne se mesure pas à l’intention spirituelle qui l’anime, mais aux fruits qu’il produit. Si une action nourrit la justice, la compassion et le respect, peu importe qu’elle soit accomplie par un croyant ou un athée. À l’inverse, si elle entretient la soumission, la culpabilité ou la peur, alors même une action réalisée « pour Dieu » devient aliénante. En ce sens, il ne s’agit pas seulement de remettre en question une doctrine théologique, mais de questionner l’impact réel des idées que nous véhiculons sur la construction de soi, de l’autre et du monde. Une théologie qui enferme dans la dette et la culpabilité, qui hiérarchise la valeur humaine en fonction de l’adhésion à une foi, est-elle réellement porteuse de sens et de liberté ? Bien sur que non. Il s’agit plutôt d’un récit destiné à maintenir un pouvoir et une influence.

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